Les équipes de techniciens de 2024 nous racontent

Cet été, nos trois équipes de quatre techniciens ont accompli un travail remarquable pour combler les lacunes de la couverture dans la province. Elles ont patrouillé les régions suivantes dans le sud du Bouclier canadien: Algonquin, North Bay, Sudbury, Algoma, Rainy River, Kenora et Thunder Bay. Elles ont fourni l’incroyable total de 1561,6 heures d’observation au pic de la saison de nidification et réalisé 2109 points d’écoute!

 

Faites défiler la page pour lire le compte rendu de chacune des équipes.

Des oiseaux et plus encore: les aventures de l’équipe du Nord-Ouest – Par Claire Atherton

Équipe du Nord-Ouest: Claire Atherton, Shaun Rath, Mark Duchene et Abbey Lewis

Cette saison, notre équipe a fait une grande tournée du nord-ouest de l’Ontario (dans la zone visée par l’objectif de couverture de 5%). Nous avons passé les deux premières semaines à atlasser le long de la côte nord du lac Huron avant de poursuivre vers le nord jusqu’à Thunder Bay. De là, nous avons arpenté tout le nord-ouest jusqu’au parc provincial Quetico et à Sioux Lookout, Pickle Lake, Red Lake et Kenora.

Au cours de notre périple, nous avons trouvé 111 nids de 33 espèces! Les points saillants ont été la découverte de nids de Parulines à joues grises et obscure, qui sont notoirement bien cachées. C’est toujours un plaisir de tomber sur un de ces nids. Au fur et à mesure que la saison avançait, nous avons commencé à trouver des nids avec des jeunes, comme l’oisillon de Grand Pic encore au nid que l’on voit sur la photo ci-dessous.

L’espèce la plus abondante que nous avons rencontrée est la Paruline à joues grises, qui nous a rappelé l’importance de la forêt boréale pour les oiseaux de sa famille. Parmi les autres espèces abondantes, nous comptons le Viréo aux yeux rouges, le Bruant à gorge blanche et la Paruline couronnée. L’exploration du Nord nous a permis d’observer des espèces typiques de la région, comme les Becs-croisés des sapins et bifascié, plusieurs espèces de parulines et même une Chouette lapone! Outre les oiseaux, nous avons vu beaucoup d’autres animaux, dont des ours, des orignaux, des loups et des lynx!

Chaque saison de terrain présente ses défis, et celle-ci n’a pas fait exception. C’était une année particulièrement pluvieuse dans le Nord-Ouest, ce qui a limité notre capacité à effectuer des points d’écoute. Malgré toute cette pluie, nous avons quand même réussi à couvrir plusieurs parcelles et à trouver de nombreux indices de nidification.

Nous avons pris le temps d’explorer les lieux propices à l’observation lors de nos déplacements. Ainsi, à Thunder Bay, nous avons pris une journée pour nous rendre au parc provincial Sleeping Giant et jusqu’au sommet de la piste Top of the Giant. La difficulté de la montée en valait vraiment la peine! Nous avons aussi fait quelques randonnées de fin de semaine tout au long de la saison pour explorer la région, dont les secteurs de la rivière à la Pluie et de Winnipeg.

Nous remercions chaleureusement les responsables de Parcs Ontario, qui nous ont permis de camper dans 11 différents parcs provinciaux pendant la saison, soit les parcs Windy Lake, Chutes, Pancake Bay, Kakabeka Falls, Quetico, Sandbar Lake, Ojibway, Blue Lake, Pakwash, Rushing River et Rainbow Falls. Le personnel a répondu à toutes nos questions et s’est montré très conciliant lorsque nous avons dû faire des changements de dernière minute.

Chemins rocailleux et codes de nidification: les pérégrinations de l’équipe du Centre – par Karl Heide

Membres de l’équipe: Karl Heide, Erik Van Den Kieboom, Baylana Hiebert et Vanessa Wormwell

En 2024, comme on se dirigeait vers la couverture complète dans le sud de l’Ontario, l’équipe du Centre avait pour principal mandat de couvrir certaines des parties les moins accessibles des régions 31, 32 et 34 (Sudbury et Blind River), le long de la limite nord de la partie de la province visée par l’objectif de couverture de 100%. Nous avons également couvert d’autres parcelles dans la région 28 (Parry Sound). Outre votre humble serviteur, notre équipe était composée de Karl Heide, Baylana Hiebert, Vanessa Wormwell et Erik Van Den Kieboom. Chacune et chacun de nous ont pris une part essentielle dans l’exécution des points d’écoute et la cueillette d’indices de nidification dans les 83 parcelles que nous avons couvertes cette saison. Au total, nous avons enregistré les impressionnants totaux suivants: 814 points d’écoute, 596,3 heures d’observation au pic de la saison de nidification, 1886 listes d’observations et 23 314 mentions. Et nous avons pu confirmer la nidification de 64 espèces sur les 146 que nous avons observées.

Parmi les faits marquants de la saison 2024 quant aux espèces observées, il y avait bon nombre de parulines. Près du parc provincial Mikisew, Erik et Baylana ont trouvé deux Parulines à couronne rousse sur leur territoire de reproduction, bien au sud de leur aire de nidification connue, dont une qui transportait de la nourriture. L’ensemble de l’équipe a eu la chance de surveiller un mâle territorial de la Paruline de Kirtland à l’ouest de Sudbury tout au long de la saison (cet individu a d’abord été détecté par Abbey Lewis, de l’équipe du Nord-Ouest, à la fin de mai et est resté dans les environs au moins jusqu’au 20 juin). Et l’avant-dernier jour de notre saison, Vanessa a pu confirmer la nidification d’une Paruline des prés dans une nouvelle parcelle sur la côte de la baie Georgienne, dans la région 28. Outre les passereaux, nos points saillants ont été la reproduction confirmée des Canards chipeau et souchet (ainsi que la présence du Canard d’Amérique et de la Sarcelle à ailes bleues) dans une nouvelle parcelle pour la région 31, deux rencontres avec des familles de Tétras du Canada, un jeune autour défendu par sa mère et plusieurs observations nocturnes avec cris en prime de Chouettes rayées et d’Engoulevents bois-pourri. Nous avons également vu un nombre encourageant de Martinets ramoneurs qui chassaient des insectes à basse altitude au-dessus de la canopée de zones forestières éloignées, ce qui pourrait porter à croire que l’utilisation de cavités naturelles par l’espèce est en hausse dans le centre de l’Ontario.

L’équipe du Centre a eu la chance de trouver 157 nids, sans doute la forme la plus satisfaisante de preuve de nidification. Parmi les découvertes les plus intéressantes, notons des nids des espèces suivantes: Paruline du Canada (nid contenant un nouveau-né), Viréo à tête bleue (le jour du baptême de l’air d’un petit), Engoulevent d’Amérique (code NE), Troglodyte à bec court (N), Paruline à gorge noire (AE), Gélinotte huppée (nid contenant un nouveau-né), les cinq espèces de grives (NE et NY), Martin-pêcheur d’Amérique (AE), Paruline à joues grises (NE) et Tyran tritri (NB).

En plus de notre récolte aviaire de l’été, nous avons eu la chance de voir de nombreux ours, orignaux, porcs-épics et autres mammifères, ainsi qu’une grande diversité de plantes, d’insectes et de reptiles et amphibiens. Les Scinques pentalignes étaient abondants dans le secteur de Parry Sound area, et nous (en particulier Erik) avons vu différentes espèces de couleuvres difficiles à détecter tout au long de la saison (Couleuvres à collier, à ventre rouge, verte, brune et tachetée et Massasauga). L’emploi à bon escient de l’application iNaturalist nous a permis d’identifier 114 insectes (en majeure partie des papillons de nuit) au niveau de l’espèce.

Notre saison a été rendue possible grâce à des véhicules de location fiables. Sans eux, nous n’aurions pas pu accéder à un bon nombre de nos parcelles cibles. Les «routes», en particulier celles du district d’Algoma, pourraient être mieux décrites comme des parcours d’escalade, mais les véhicules ont persévéré sans même une crevaison. Nous sommes extrêmement reconnaissants aux responsables des quatre parcs provinciaux qui nous ont accueillis gratuitement, ainsi qu’aux propriétaires des trois terrains de camping privés qui ont pu nous héberger sur un court préavis. Le temps, bien qu’assez humide et un peu venteux, nous a été favorable la plupart des matins et nous a permis de couvrir la majorité de nos parcelles cibles. Dans l’ensemble, nous ne pourrions pas être plus heureux du résultat de cette saison!

De rivières en forêts, par monts et par vaux – Les explorations de l’équipe d’Algonquin – par Scott Da Rocha

Membres de l’équipe: Scott Da Rocha, Dana Latour, Adam Holder et Shannon Neville

L’équipe d’Algonquin a couvert beaucoup de terrain en 2024, à savoir neuf régions de l’Atlas et 53 parcelles. Malgré le nom de l’équipe, nous avons passé peu de temps dans le parc Algonquin comme tel, car la majorité de nos relevés ont eu lieu dans les environs. Nous avons campé dans d’autres parcs provinciaux, dont Marten River et Bon Echo, et pu admirer de magnifiques paysages, entre autres ceux des rivières des Outaouais et Sturgeon.

L’été a été un vrai bonheur, débordant d’espèces sauvages, de rires et d’appréciation du monde naturel! Nous avons découvert non seulement des oiseaux mais aussi des mammifères, des reptiles, des insectes, et même des cypéracées. Nous avons pu admirer de nombreux orignaux et ours et même apercevoir un Scinque pentaligne et un Wapiti. Bien sûr, je ne peux parler de faune sans mentionner les espèces d’oiseaux que nous avons observées! Nous avons produit plus de 1700 listes d’observations indiquant 155 espèces, les plus notables étant le Pic à dos noir, le Mésangeai du Canada, l’Engoulevent bois-pourri, l’Autour d’Amérique, la Paruline des prés, la Paruline à ailes dorées et, en grand nombre (64 observations), la Grive des bois. L’été nous a également réservé quelques observations d’oiseaux de marais. Nous n’avons vu qu’un Petit Blongios, mais nous avons soumis 33 mentions du Butor d’Amérique et avons détecté plusieurs Râles de Virginie, dont un est sorti d’un marais pour picorer le haut-parleur de notre enregistreur pendant un relevé d’oiseaux de marais!

Du côté des indices de nidification, la saison a été très généreuse. Nous avons pu confirmer la nidification de 59 espèces et trouvé des jeunes affranchis du nid appartenant aux espèces suivantes: Bécasse d’Amérique, Tétras du Canada, Grue du Canada et Pic à dos noir. Mais le cas le plus mémorable a été l’observation faite par une des membres de l’équipe d’un Geai bleu qui a capturé un oisillon de Viréo aux yeux rouges au nid et l’a caché au travers d’écorces d’arbre, ce que l’intéressée a décrit comme un spectacle à la fois fascinant et perturbant! Nous avons également trouvé 87 nids d’espèces comme la Bécasse d’Amérique, le Martin-pêcheur d’Amérique, le Pioui de l’Est et le Pic maculé (dont nous avons découvert le plus de nids, soit 13).

Bien que nous ayons vécu de nombreuses expériences fantastiques tout au long de la saison de terrain, nous avons connu des moments difficiles, en particulier dans un camping situé sur des terres publiques le long de la rivière Sturgeon. Malgré la beauté du site, la semaine que nous avons passée ici a été marquée par des blessures, des maladies, une vague de chaleur extrême et de nombreuses routes défoncées, dont certaines avaient été complètement emportées par les eaux. Malheureusement, la chaleur a été un défi récurrent tout au long de la saison, accompagnée de fréquents orages et d’alertes à la tornade qui ont parfois rendu le travail sur le terrain très précaire. Néanmoins, nous avons vraiment apprécié le temps passé dans la région d’Algonquin et nous sommes reconnaissants d’avoir eu l’occasion d’effectuer un travail de terrain aussi enrichissant!

Birds Canada Privacy Policy | Accessibility Policy
Ontario Breeding Bird Atlas, Birds Canada, 115 Front Street, P.O. Box 160 Port Rowan, ON, N0E 1M0 Canada
Phone: 1-519-586-3531 E-mail: onatlas@birdscanada.org